Les internautes n’existent plus

Pendant longtemps, le mot « internaute » désignait une catégorie relativement identifiable de la population. Lorsque l’accès à Internet a commencé à se développer, utiliser ce terme avait même une certaine pertinence : les personnes connectées étaient encore minoritaires et présentaient souvent un profil particulier.

Aujourd’hui, la situation est radicalement différente. Internet est devenu un élément banal de la vie quotidienne. On y accède depuis un ordinateur, un smartphone, une tablette ou un téléviseur connecté. On y travaille, on y achète des produits, on y lit la presse, on y regarde des vidéos, on y échange avec ses proches et on y effectue des démarches administratives.

Dans ces conditions, parler des « internautes » comme d’une catégorie particulière de la population devient de moins en moins pertinent.

Résumé rapide

Le terme « internaute » avait autrefois une véritable signification : il désignait une population encore minoritaire, généralement plus familière avec l’informatique et les nouvelles technologies. Avec la généralisation de l’accès à Internet, cette distinction s’est progressivement effacée.

Aujourd’hui, Internet est utilisé par une immense majorité de la population et depuis une grande diversité d’appareils. Les usages sont également devenus extrêmement variés : recherche d’information, réseaux sociaux, achats en ligne, démarches administratives, divertissement, communication ou travail.

Dans ce contexte, les expressions comme « ce qu’en pensent les internautes » peuvent donner l’impression qu’il existe un groupe particulier opposé au reste de la population. Or, dans de nombreux cas, les « internautes » ne sont rien d’autre que le grand public lui-même.

1. Quand le mot « internaute » avait réellement un sens

De l’ordinateur au smartphone, l’évolution des accès à Internet
De l’ordinateur au smartphone, les points d’accès à Internet se sont multipliés et diversifiés.

1.1. Une population encore minoritaire

Lorsque Internet a commencé à se démocratiser, le mot « internaute » permettait effectivement de distinguer une catégorie particulière de personnes.

L’accès au réseau n’était ni aussi simple ni aussi répandu qu’aujourd’hui.

Il fallait disposer d’un ordinateur, d’une connexion adaptée et d’un minimum de connaissances techniques pour utiliser Internet.

Les premiers utilisateurs étaient donc souvent des personnes particulièrement intéressées par l’informatique, les nouvelles technologies ou les possibilités offertes par ce nouveau réseau.

Dans ce contexte, parler des « internautes » avait du sens.

On pouvait opposer relativement facilement les personnes utilisant Internet à celles qui ne l’utilisaient pas.

Le terme décrivait alors une réalité sociale identifiable.

1.2. Internet était encore associé à un profil particulier

Cette première génération d’utilisateurs pouvait également partager certaines habitudes.

Elle fréquentait des forums, utilisait les premiers services de messagerie électronique, consultait des sites spécialisés ou expérimentait les nouveaux outils disponibles en ligne.

Elle pouvait également créer ses propres contenus, notamment à travers les premières pages personnelles. Ces pages n’ont d’ailleurs pas totalement disparu : elles ont progressivement évolué avec les usages du Web, comme nous l’expliquons dans notre article « Les pages personnelles n’ont pas disparu : comment elles ont évolué avec Internet ».

Internet apparaissait alors comme un univers relativement distinct du reste de la société.

Il existait d’un côté les utilisateurs du réseau et, de l’autre, ceux qui n’y avaient pas encore accès.

Le mot « internaute » permettait donc de nommer les premiers membres de cette nouvelle communauté.

Cette situation explique probablement pourquoi le terme est resté aussi longtemps dans le langage courant.

Le problème est que le contexte qui lui donnait sa signification a progressivement disparu.

2. La démocratisation d’Internet a changé la définition de l’internaute

2.1. De l’ordinateur spécialisé à la connexion permanente

L’une des principales transformations est évidemment la simplification de l’accès à Internet.

Il n’est plus nécessaire d’être particulièrement intéressé par l’informatique pour utiliser le réseau.

Une box permet aujourd’hui de connecter très simplement un logement.

Un smartphone donne accès à Internet quasiment partout.

Une tablette permet de consulter des contenus sans utiliser un ordinateur traditionnel.

Un téléviseur connecté permet de regarder des vidéos ou d’utiliser des services en ligne.

L’accès à Internet est ainsi devenu une fonctionnalité intégrée à de nombreux appareils de la vie quotidienne.

En France, les données disponibles illustrent cette banalisation. En 2025, 90 % des personnes de 15 ans ou plus avaient utilisé Internet au cours des trois derniers mois, contre 65 % en 2009. Chez les plus de 75 ans, la proportion atteignait même 51 %.

Il devient donc difficile de considérer les utilisateurs d’Internet comme une minorité particulière.

2.2. Le smartphone a achevé la banalisation de l’accès

Le développement du smartphone a encore accéléré cette transformation.

Internet n’est plus nécessairement un endroit où l’on « va » en s’installant devant un ordinateur.

Il accompagne désormais l’utilisateur.

On consulte une information dans les transports.

On vérifie un itinéraire dans la rue.

On répond à un message pendant une pause.

On consulte ses comptes bancaires depuis son téléphone.

On photographie un produit dans un magasin pour comparer son prix.

On regarde une vidéo depuis son canapé.

Le réseau est devenu presque invisible parce qu’il est intégré aux activités ordinaires.

Les chiffres de l’Arcep montrent cette généralisation : en 2024, 91 % des personnes de 12 ans et plus possédaient un smartphone et 89 % possédaient un ordinateur. 89 % utilisaient Internet sur mobile et 75 % quotidiennement.

Dans ces conditions, « internaute » ne décrit plus vraiment un profil.

Il décrit simplement une personne utilisant une infrastructure devenue ordinaire.

3. Les internautes sont désormais presque tout le monde

3.1. Une population extrêmement diverse

Le terme « internautes » donne parfois l’impression d’une certaine homogénéité.

Pourtant, les personnes qui utilisent Internet peuvent avoir des profils radicalement différents.

Un adolescent utilisant principalement TikTok n’a pas les mêmes pratiques qu’un retraité consultant ses comptes bancaires.

Un professionnel travaillant toute la journée avec des services en ligne n’a pas les mêmes usages qu’une personne utilisant uniquement son smartphone pour communiquer avec sa famille.

Un passionné d’informatique n’a pas les mêmes habitudes qu’une personne qui se contente de regarder des vidéos et d’effectuer quelques achats.

Pourtant, tous sont des internautes.

Le terme regroupe donc une population tellement large qu’il perd une partie de sa capacité à distinguer les individus.

3.2. Des usages qui dépassent largement la recherche d’information

Cette évolution est également liée à la diversification des usages.

Internet ne sert plus uniquement à consulter des pages web.

On y achète des produits.

On y vend des objets.

On y regarde des films et des vidéos.

On y écoute de la musique.

On y lit des journaux.

On y échange avec des proches.

On y travaille.

On y recherche un emploi.

On y effectue des démarches administratives.

On y prend rendez-vous.

On y apprend.

On y utilise des outils d’intelligence artificielle.

Le Baromètre du numérique montre notamment que 77 % de la population effectuait des achats sur Internet en 2024, tandis que 73 % utilisait l’e-administration. Deux tiers des Français consultaient également les réseaux sociaux quotidiennement.

Internet n’est donc plus une activité particulière.

Il est devenu un environnement dans lequel se déroulent de nombreuses activités ordinaires.

3. 3 Quelques smartphones pour accéder à Internet

Le smartphone constitue aujourd’hui l’un des principaux moyens d’accéder à Internet. Du modèle accessible au smartphone haut de gamme, ces appareils permettent de consulter le Web, d’utiliser les réseaux sociaux, de communiquer, de regarder des vidéos ou encore d’effectuer des achats en ligne.

Voici quelques exemples de smartphones disponibles sur Amazon :

Samsung Galaxy A17 4G 128GB/4GB Double SIM Noir (lien sponsorisé Amazon)

Un modèle destiné à un usage quotidien, notamment pour naviguer sur Internet, communiquer et utiliser les applications courantes.

Google Pixel 10a – 128GB, Noir Volcanique (lien sponsorisé Amazon)

Un smartphone proposant notamment les fonctionnalités liées à Gemini et un ensemble de fonctions destinées à accompagner les usages numériques quotidiens.

Apple iPhone 17 Pro Max 256 Go – Bleu Intense (lien sponsorisé Amazon)

Un modèle haut de gamme offrant notamment un grand écran et des fonctionnalités avancées pour les usages Internet, la photographie, la vidéo et les applications.

Ces appareils appartiennent à des catégories et à des niveaux de prix différents, mais ils illustrent tous une même évolution : l’accès à Internet n’est plus réservé à un ordinateur installé à domicile. Il peut désormais accompagner l’utilisateur presque partout.

4. Plusieurs générations sont désormais connectées

4.1. La disparition progressive de la frontière générationnelle

Autrefois, Internet pouvait être associé à une population relativement jeune.

Cette caractéristique est devenue beaucoup moins pertinente.

Les jeunes générations ont évidemment grandi avec Internet, mais les générations plus âgées l’ont également intégré progressivement à leur quotidien.

En 2025, selon l’Insee, 87 % des personnes âgées de 60 à 74 ans avaient utilisé Internet au cours des trois derniers mois. Même chez les personnes de 75 ans ou plus, l’utilisation concernait désormais 51 % de la population.

Il serait donc difficile de présenter les « internautes » comme une communauté composée principalement de jeunes passionnés de technologie.

La population connectée est désormais beaucoup plus représentative de l’ensemble de la société.

4.2. L’internaute peut être presque n’importe qui

L’utilisateur d’Internet peut être un étudiant, un salarié, un retraité, un commerçant, un artisan, un cadre, un demandeur d’emploi ou une personne n’ayant aucune activité professionnelle.

Il peut utiliser un ordinateur ou uniquement un smartphone.

Il peut passer plusieurs heures par jour en ligne ou ne consulter Internet que pour quelques besoins précis.

Il peut être particulièrement compétent en informatique ou ne connaître que quelques applications.

Cette diversité rend de plus en plus artificielle l’idée d’un « internaute » constituant une catégorie sociale distincte.

5. « Les internautes pensent que… » : une formule devenue trompeuse

5.1. Une expression fréquente dans les médias

Les médias utilisent régulièrement des expressions comme :

« Les internautes réagissent… »

« Les internautes sont divisés… »

« Les internautes n’ont pas apprécié… »

« Voyons ce qu’en pensent les internautes. »

Ces formulations peuvent sembler parfaitement naturelles.

Elles posent pourtant une question intéressante : qui sont exactement ces internautes ?

S’agit-il d’une population représentative ?

D’un groupe particulier ?

De personnes particulièrement actives sur les réseaux sociaux ?

De lecteurs d’un site donné ?

Ou simplement de quelques personnes ayant publié un commentaire ?

5.2. Le problème de l’amalgame

Le mot peut créer une impression de représentativité qui n’existe pas nécessairement.

Lorsqu’un média présente trois réactions publiées sur X, Facebook ou une autre plateforme comme « la réaction des internautes », il transforme parfois quelques opinions visibles en une catégorie beaucoup plus large.

Or les personnes qui s’expriment publiquement en ligne ne représentent pas automatiquement l’ensemble des utilisateurs d’Internet.

Et les utilisateurs d’Internet ne représentent plus une population radicalement différente du reste du public.

Le risque est donc double.

D’une part, quelques réactions peuvent être présentées comme représentatives de millions de personnes.

D’autre part, le public peut avoir l’impression que les « internautes » constituent un groupe distinct du « grand public ».

Dans de nombreux cas, cette distinction n’a pourtant plus beaucoup de réalité.

6. « Les internautes » ne sont pas nécessairement « les réseaux sociaux »

Une confusion mérite également d’être évitée.

Utiliser Internet ne signifie pas nécessairement utiliser les réseaux sociaux.

Une personne peut être très active en ligne sans jamais publier de message sur X, Facebook, Instagram ou TikTok.

Elle peut utiliser Internet uniquement pour travailler, acheter, lire, apprendre ou effectuer des démarches.

Inversement, une personne très active sur les réseaux sociaux constitue une catégorie particulière parmi l’ensemble des utilisateurs d’Internet.

Dire « les internautes pensent que » à partir de réactions publiées sur un réseau social revient donc souvent à mélanger plusieurs populations.

Il serait parfois plus précis de parler :

• des utilisateurs de tel réseau social ;

• des personnes ayant commenté une publication ;

• des lecteurs ayant répondu à un sondage ;

• des participants à une discussion ;

• des utilisateurs interrogés dans le cadre d’une étude.

Cette précision permettrait de mieux distinguer une opinion observée d’une tendance générale.

7. Une évolution comparable à celle d’autres technologies

Cette disparition progressive du sens initial du mot « internaute » n’est d’ailleurs pas surprenante.

Le vocabulaire technologique fonctionne souvent de cette manière.

Lorsqu’une innovation apparaît, ses utilisateurs forment une catégorie identifiable.

Puis l’innovation se diffuse.

Elle devient moins visible.

Finalement, elle cesse d’être perçue comme une technologie particulière.

Personne ne parle aujourd’hui des « utilisateurs de l’électricité » comme d’une communauté spécifique.

Personne ne considère les « utilisateurs du téléphone » comme une catégorie sociale homogène.

Lorsque la technologie devient suffisamment ordinaire, le vocabulaire qui servait à distinguer ses premiers utilisateurs perd progressivement de son intérêt.

Internet semble avoir atteint ce stade.

8. Internet n’est plus un lieu réservé à quelques initiés

8.1. De la curiosité technologique à l’infrastructure quotidienne

Au début de son développement grand public, Internet pouvait être présenté comme un nouvel espace.

On « allait sur Internet ».

Cette formulation était révélatrice.

Elle suggérait que le réseau constituait un endroit distinct du reste de la vie quotidienne.

Aujourd’hui, cette séparation est beaucoup moins évidente.

Internet est présent dans le travail, les loisirs, les achats, les communications et les démarches administratives.

Il ne constitue plus seulement un espace que l’on visite.

Il est devenu une infrastructure sur laquelle reposent de nombreuses activités.

8.2. La connexion est devenue banale

Cette banalisation explique également pourquoi les utilisateurs ne forment plus nécessairement une communauté.

Une personne peut être connectée sans avoir le moindre sentiment d’appartenir à un « monde numérique ».

Elle utilise simplement les outils dont elle a besoin.

Cette situation est particulièrement visible avec le smartphone.

L’utilisateur ne pense pas nécessairement à « se connecter à Internet » lorsqu’il consulte la météo ou vérifie un horaire.

La connexion est devenue tellement intégrée au fonctionnement de l’appareil qu’elle disparaît presque de la conscience.

9. Ce que cette évolution change pour les médias

Cette réflexion possède une conséquence importante pour les médias.

Lorsqu’un journaliste écrit que « les internautes » réagissent à une actualité, il devrait idéalement préciser quelle population est réellement observée.

S’agit-il de commentaires sur un site ?

De publications sur X ?

De réactions sur TikTok ?

D’un sondage représentatif ?

De discussions sur un forum spécialisé ?

Ces situations sont très différentes.

Une poignée de commentaires particulièrement visibles peut donner l’impression d’une opinion massive alors qu’elle ne représente qu’un groupe très spécifique.

À l’inverse, une véritable étude statistique peut permettre de parler d’une tendance au sein de la population.

Le problème n’est donc pas seulement lexical.

Il concerne aussi la manière dont l’information est présentée au public.

10. Les « internautes » sont souvent simplement le public

La conséquence la plus intéressante est peut-être la plus simple.

Dans une société où presque tout le monde utilise Internet, opposer « les internautes » au « public » devient parfois artificiel.

Un lecteur d’un journal papier peut également consulter son site Internet.

Un téléspectateur peut regarder la chaîne sur son téléviseur puis commenter une émission sur un réseau social.

Un client d’un magasin peut effectuer une recherche sur Internet avant de se rendre dans le commerce.

Un retraité peut utiliser Internet pour prendre rendez-vous chez son médecin.

Un salarié peut travailler en ligne toute la journée.

Toutes ces personnes sont des internautes.

Mais elles sont également le public, les consommateurs, les citoyens, les travailleurs ou les lecteurs.

L’étiquette « internaute » n’apporte donc pas toujours une information supplémentaire.

11. Une expression qui appartient peut-être déjà à l’histoire d’Internet

Le paradoxe est finalement assez intéressant.

Le mot « internaute » est né pour décrire une révolution technologique.

Mais cette révolution a tellement réussi qu’elle a progressivement fait disparaître la population particulière que le mot désignait.

Lorsque peu de personnes utilisaient Internet, il était pertinent de parler des internautes.

Lorsque presque tout le monde utilise Internet, le terme devient beaucoup moins discriminant.

C’est peut-être le signe le plus évident de la banalisation du réseau.

Internet n’est plus une activité pratiquée par une catégorie particulière de personnes.

Il est devenu l’un des environnements dans lesquels fonctionne la société.

Et c’est précisément pour cette raison que les internautes, en tant que catégorie distincte du reste de la population, n’existent peut-être plus vraiment.

12. Points à retenir

• Le terme « internaute » avait davantage de sens lorsque l’accès à Internet était encore limité.

• Les premiers utilisateurs d’Internet formaient une population relativement restreinte et souvent intéressée par l’informatique.

• La démocratisation des connexions a progressivement fait disparaître cette distinction.

• Le smartphone a largement contribué à banaliser l’accès permanent à Internet.

• Internet est désormais utilisé pour communiquer, travailler, acheter, apprendre, se divertir et effectuer des démarches.

• Les utilisateurs d’Internet présentent aujourd’hui des profils extrêmement variés.

• Les générations plus âgées utilisent elles aussi largement Internet.

• Les « internautes » ne constituent donc plus nécessairement une catégorie sociale homogène.

• Les utilisateurs des réseaux sociaux ne représentent pas l’ensemble des internautes.

• Les réactions publiées sur un réseau social ne constituent pas automatiquement l’opinion des internautes.

• L’expression « les internautes pensent que » peut donner une impression trompeuse de représentativité.

• Dans de nombreux contextes, « utilisateurs d’Internet » est une formulation plus précise.

• La banalisation d’Internet transforme progressivement le vocabulaire utilisé pour parler de ses utilisateurs.

• Les « internautes » sont aujourd’hui, dans une large mesure, le grand public lui-même.

13. Matériel mentionné dans cet article

• Ordinateur fixe

• Ordinateur portable

• Smartphone

• Tablette

• Téléviseur connecté

• Box Internet

14. Lien utile

Pour approfondir les évolutions des équipements, des pratiques et des usages numériques en France, le Baromètre du numérique publié par l’Arcep, l’Arcom, le Conseil général de l’économie et l’Agence nationale de la cohésion des territoires constitue une source particulièrement intéressante.

Cette étude permet notamment de suivre la diffusion des équipements numériques, l’accès à Internet, les usages du mobile, les achats en ligne, les réseaux sociaux et l’évolution des pratiques numériques.

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