Comment écrire un livre de droit

Les propos qui suivent sont destinés à donner un éclairage sur des techniques pouvant être utilisées pour écrire un livre de droit. Nous estimons qu’il est possible d’utiliser une approche divisionnaire ou une approche additionnelle. Le choix de recourir à l’une ou à l’autre de ces techniques peut résulter du niveau des connaissances du rédacteur de l’ouvrage. D’autres techniques d’aides à la rédaction peuvent être prises en considération.

1) Approche divisionnaire

L’approche divisionnaire consiste à concevoir un plan avant de commencer la rédaction d’un ouvrage.

Pour la plupart des personnes cette phase de conception d’un plan peut être relativement longue. En effet elle impose de se documenter avant d’écrire le moindre ligne. Il faut être capable d’extraire de la documentation les différentes thématiques abordées par d’autres auteurs. La connaissance de ces thématiques va aider à élaborer le plan. Ce plan toutefois ne va pas être figé. Il peut évoluer au cours de la rédaction. Cette phase de conception peut toutefois avoir une durée moins importante pour une personne qui a déjà une bonne connaissance du sujet sur lequel elle souhaite écrire.

Le plan revient donc à tracer un cadre global puis à diviser celui-ci en plusieurs parties, chacune correspond à une thématique différente. On opère donc une division de ce plan, raison pour laquelle nous appelons cette conception classique une approche divisionnaire.

L’approche divisionnaire est celle qui est le plus souvent enseignée. C’est la conception la plus classique, la plus rassurante et la plus cohérente pour écrire un livre de droit qu’il s’agisse d’un traité, d’un manuel, d’une thèse, ou d’un mémoire.

Cette méthode présente toutefois l’inconvénient d’avoir un fort pouvoir de procrastination. Elle expose à vouloir rechercher le plan absolu, celui qui n’a aucun défaut. Si on ne se fixe pas des limites temporelles cette recherche peut durer trop longtemps au détriment du temps qu’il faudrait consacrer à la rédaction de l’ouvrage lui-même.

2) Approche additionnelle

Il est possible de procéder autrement qu’avec l’approche divisionnaire. Au lieu de tracer un cadre général on va commencer par s’attaquer directement aux différentes parties de l’ouvrage. Ces parties vont ensuite s’additionner les unes aux autres afin de constituer le livre. Cette approche ne signifie pas qu’ensuite au fil de l’eau vous n’aurez jamais à construire un plan. Au contraire la conception de celui-ci sera toujours nécessaire mais elle ne constitue plus un préalable. Lorsqu’il faudra faire un plan la rédaction d’une partie de l’ouvrage, et donc du plan, sera déjà faite.

Ceci suppose d’avoir déjà une connaissance des thématiques qui seront abordées par l’ouvrage. Par exemple si vous voulez écrire un livre sur le droit des obligations vous pouvez sans avoir fait un plan général commencer par écrire une partie sur la responsabilité du fait des animaux. Il s’agit d’une thématique qui est normalement développée dans le cadre d’un livre de droit des obligations. Vous pouvez donc directement débuter votre livre en rédigeant cette partie. Ensuite vous pouvez écrire une autre partie sur la responsabilité du fait des choses, thématique classique également en matière de droit des obligations. Cette rédaction viendra s’ajouter à la partie que vous avez précédemment rédigé.

Vous pourrez ainsi progressivement écrire les différentes parties de votre ouvrage de droit, sans suivre d’ailleurs l’ordre qu’un plan préalable aurait imposé, et vous allez additionner celles-ci pour créer votre livre. Un plan demeurera nécessaire pour favoriser la cohérence de votre ouvrage et pour ne pas omettre des thématiques importantes.

3) La prise en considération des connaissances du rédacteur

Les connaissances du rédacteur peuvent jouer un rôle déterminant dans son choix de recourir à une approche divisionnaire ou à une approche additionnelle.

Le juriste dont les connaissances ne sont pas très étendues sur un sujet particulier devrait avoir intérêt à se diriger vers une approche divisionnaire. A l’inverse le juriste disposant de connaissance approfondie sur ce sujet peut être tenter de recourir à une approche additionnelle.

4) La prise en considération d’autres techniques d’aides à la rédaction

La rédaction d’un livre, ainsi d’ailleurs que d’autres documents, peut être facilitée par l’utilisation de techniques d’aides à la rédaction. Nous pensons ainsi à l’utilisation de cartes mentales.

5) Données complémentaires

Nous vous proposons de consulter sur ultimatedroit.fr un article sur les avantages procurés par les cartes mentales pour les juristes.