Les cartes à collectionner, qu’il s’agisse de Pokémon, Magic, Panini ou autres Yu-Gi-Oh, ne sont pas uniquement un loisir pour enfants et passionnés plus âgés : elles constituent parfois de véritables biens ayant une valeur marchande. Beaucoup de collectionneurs ignorent que la revente de ces cartes peut être soumise à un régime fiscal spécifique. Que vous soyez un joueur occasionnel, un investisseur ou un passionné, comprendre le régime d’imposition applicable à vos cartes est essentiel pour éviter tout problème avec l’administration fiscale.
Nous allons expliquer :
• le régime fiscal applicable aux cartes à collectionner ;
• les obligations déclaratives ;
• les cas de plus-value et de taxation ;
• quelques astuces pour optimiser légalement vos ventes.
Table des matières
1. Le régime fiscal des cartes à collectionner

Les cartes à collectionner (qu’il s’agisse de Pokémon, Magic, Panini ou autres) sont considérées comme des biens meubles au sens fiscal. Leur revente peut donc être soumise à imposition, selon la nature des cartes, le montant des ventes et surtout le statut du vendeur (particulier ou professionnel).
Le régime applicable dépend notamment de :
• la rareté ou du statut “objet de collection” de la carte ;
• la fréquence des ventes : occasionnelle ou habituelle ;
• l’activité du vendeur : particulier ou professionnel.
Pour les vendeurs réguliers ou ceux dont l’activité pourrait attirer l’attention de l’administration fiscale, il est également utile de connaître les mécanismes de contrôle liés aux plateformes en ligne. En effet, les transactions effectuées sur des sites comme Leboncoin, Vinted ou autres places de marché peuvent être surveillées afin de détecter les activités dépassant le simple cadre de la vente occasionnelle. Pour en savoir plus consultez notre article sur la manière dont le fisc surveille les ventes en ligne.
1.1 Cartes ordinaires vs objets de collection (uniquement pour les particuliers)
Avant d’examiner les régimes applicables, il est essentiel de distinguer deux catégories utilisées par l’administration fiscale, mais uniquement pour les vendeurs particuliers :
1.1.1. Les cartes considérées comme “objets de collection”
Il s’agit généralement de cartes :
• rares ou anciennes,
• en édition limitée ou numérotée,
• sous blister,
• très recherchées par les collectionneurs,
• présentant un intérêt particulier (tirage faible, événement spécial, etc.).
Dans ce cas, le vendeur particulier peut choisir entre deux modes d’imposition (article 150 VI du CGI) :
• Taxe forfaitaire de 6,5 % (6 % + 0,5 % CRDS) sur le prix de vente, sans calcul de plus-value.
• Régime de la plus-value sur biens meubles (36,2 %), si cela est plus avantageux, notamment :
◦ en cas de faible gain,
◦ ou si la carte est conservée longtemps (abattement de 5 % par an à partir de la 3ᵉ année, exonération totale après 22 ans).
1.1.2. Les cartes considérées comme biens “ordinaires”
Il s’agit des cartes :
• récentes,
• issues de séries courantes,
• revendues en lots,
• ou vendues fréquemment sans rareté particulière.
Dans ce cas :
• l’imposition relève uniquement du régime général des plus-values sur biens meubles ;
• en dessous de 5 000 € par vente, la revente est exonérée ;
• au-delà de 5 000 €, taxation du gain à 36,2 % (19 % IR + 17,2 % prélèvements sociaux).
1.1.3. Pourquoi cette distinction est importante ?
Parce qu’elle peut changer du tout au tout le montant d’impôt dû.
Une carte de collection vendue 10 000 € pourra :
• être taxée 6,5 % forfaitaire,
• ou 36,2 % sur la plus-value (après abattements).
Une carte ordinaire, même vendue plusieurs centaines d’euros, n’aura pas accès au régime des objets de collection.
1.2 Ventes occasionnelles (pour les particuliers)
Pour un particulier qui vend ponctuellement quelques cartes :
• Si chaque vente ne dépasse pas 5 000 €, aucune imposition n’est due (sauf si la taxe forfaitaire de 6,5 % a été choisie pour un objet de collection).
• Au-delà de 5 000 € par vente, les règles applicables diffèrent selon qu’il s’agit d’un objet de collection ou d’un bien meuble ordinaire :
◦ Objet de collection : choix entre les 6,5 % ou la plus-value des biens meubles.
◦ Carte ordinaire : régime des plus-values sur biens meubles uniquement (36,2 % après calcul du gain).
1.3 Ventes professionnelles
Dès lors que la revente devient :
• répétée,
• organisée,
• ou constitue une source significative de revenus,
l’administration fiscale considère que vous exercez une activité professionnelle.
Dans ce cas :
• les ventes sont imposées dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ;
• aucune exonération des ventes < 5 000 € ;
• aucune possibilité d’utiliser le régime des objets de collection ou des plus-values sur biens meubles ;
• tenue d’une comptabilité obligatoire (micro-BIC ou régime réel) ;
• cotisations sociales (URSSAF) et éventuellement TVA selon le chiffre d’affaires.
En résumé :
• Les régimes particuliers (6,5 % ou plus-value sur biens meubles) ne concernent que les particuliers.
• Les vendeurs professionnels relèvent exclusivement des BIC.
1.4 Le cas particulier des cartes NFT (actifs numériques)
Certaines cartes à collectionner existent aujourd’hui sous forme de NFT (Non-Fungible Tokens), c’est-à-dire des jetons numériques uniques inscrits sur une blockchain.
D’un point de vue fiscal, ces cartes virtuelles ne sont pas traitées comme des biens meubles physiques ni comme des objets de collection. Elles relèvent du régime spécifique des actifs numériques instauré par l’article 150 VH bis du Code général des impôts.
Pour un particulier, la fiscalité des NFT est donc la suivante :
• La vente d’un NFT est imposée à 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), après calcul de la plus-value.
• Aucune exonération de seuil n’existe (contrairement aux ventes < 5 000 € pour les biens meubles).
• Seules les ventes contre de la monnaie fiat (ex : euros) ou contre l’achat d’un bien ou service réel déclenchent la taxation.
• Les échanges NFT ↔ crypto ou NFT ↔ NFT ne sont pas imposés immédiatement : la fiscalité s’applique au moment où l’on « sort » dans une monnaie ayant cours légal.
Pour un vendeur professionnel (entreprise ou activité habituelle), les NFT relèvent du régime des BIC ou des BNC, selon la nature de l’activité. La TVA peut également s’appliquer.
En résumé :
• Une carte NFT ne bénéficie ni du régime des objets de collection (6,5 %), ni du seuil d’exonération de 5 000 €.
• Elle est imposée comme un actif numérique, avec une flat tax de 30 % pour les particuliers.
2. Comment calculer la plus-value
Le calcul de la plus-value repose sur la différence entre :
• le prix de vente ;
• le prix d’achat ou la valeur d’acquisition.
Des frais peuvent être déduits : commissions de vente, frais d’expédition, emballage, etc. Pour les cartes anciennes ou de collection, il est recommandé de conserver toutes les factures et justificatifs pour justifier la valeur d’acquisition en cas de contrôle.
3. Optimiser légalement vos ventes
Certaines stratégies permettent de réduire légalement l’imposition :
• vendre en dessous du seuil d’exonération annuelle (5 000 €) ;
• privilégier les ventes via des plateformes déclarées pour particuliers ;
• conserver les cartes plusieurs années pour bénéficier d’un abattement supplémentaire sur la plus-value ;
• déclarer correctement toutes les ventes pour éviter les redressements fiscaux.
4. Sélection de produits utiles pour les collectionneurs
Pour compléter ou protéger votre collection, certains produits peuvent réellement améliorer votre expérience, que vous soyez joueur occasionnel ou collectionneur exigeant. Voici une sélection d’articles particulièrement adaptés aux univers Pokémon, Magic: The Gathering ou aux collections de cartes plus larges.
• Coffret Dresseur d’Élite Pokémon – Méga-Évolution : Flammes Fantasmagoriques. Ce coffret premium Pokémon est idéal pour enrichir une collection ou préparer des parties plus stratégiques. Il contient 9 boosters de l’extension Méga-Évolution – Flammes Fantasmagoriques, une carte promo brillante entièrement illustrée de Charbambin, ainsi que de nombreux accessoires : 40 cartes Énergie, 65 protège-cartes, 6 dés marqueurs de dégâts, un dé officiel de compétition, un guide de jeu complet et un coffret de rangement avec séparateurs. Parfait pour les joueurs comme pour les collectionneurs cherchant une box complète. Voir le coffret Pokémon (lien sponsorisé Amazon).
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• Protège-cartes Ultra Pro – Lot de 100 sleeves transparents. Indispensables pour toute collection sérieuse, ces sleeves Ultra Pro protègent efficacement vos cartes de collection au format standard (63,5 × 88,9 mm), jusqu’à 35 points d’épaisseur. Leur plastique transparent et résistant évite l’usure, les rayures, les traces de doigts et la décoloration, tout en permettant de manipuler ou d’exposer les cartes en toute sécurité. Un choix fiable et économique pour préserver la valeur de vos cartes sur le long terme. Voir les protège-cartes (lien sponsorisé Amazon).
5. Cas particuliers et points de vigilance
• Certaines cartes très anciennes ou rares peuvent atteindre plusieurs centaines ou milliers d’euros. Leur revente doit être déclarée.
• Les ventes sur des plateformes internationales peuvent compliquer la déclaration fiscale.
• La valeur de la carte peut fluctuer selon le marché ; il est conseillé de suivre les ventes récentes pour estimer la plus-value.
6. Vendre et déclarer ses cartes sans erreur
Comprendre le régime fiscal des cartes à collectionner est indispensable pour éviter toute mauvaise surprise. Que vous vendiez occasionnellement ou professionnellement, la fiscalité peut impacter significativement vos gains. En conservant vos justificatifs, en connaissant les seuils d’exonération et en utilisant des outils adaptés pour vos cartes, vous sécurisez vos transactions tout en continuant à profiter de votre passion.
7. Points à retenir
• Les cartes à collectionner sont fiscalement considérées comme des biens meubles.
• Les particuliers doivent distinguer cartes ordinaires et objets de collection pour choisir le régime fiscal applicable.
• Les ventes inférieures à 5 000 € sont exonérées sauf en cas d’option pour la taxe forfaitaire sur les objets de collection.
• Les cartes rares peuvent bénéficier du taux forfaitaire de 6,5 % ou du régime des plus-values sur biens meubles.
• Les ventes régulières ou à but lucratif relèvent des BIC (activité professionnelle).
• Les cartes NFT relèvent du régime fiscal des actifs numériques (flat tax 30 %).
• Conserver toutes les preuves d’achat et de vente est indispensable en cas de contrôle.
• Optimiser fiscalement ses ventes est possible (abattement pour durée de détention, seuils, choix du régime…).
• Les accessoires de protection (sleeves, coffrets, boîtes) prolongent la valeur et la durabilité des cartes.
8. Lien utile
Si vous souhaitez estimer rapidement et gratuitement la valeur de vos cartes Pokémon avant de les vendre, que ce soit pour vérifier une potentielle plus-value ou simplement connaître leur cote du moment, vous pouvez utiliser un outil spécialisé conçu pour les collectionneurs. Le site Cardzia propose une estimation automatisée basée sur les prix du marché et les ventes récentes, ce qui en fait une ressource pratique avant toute déclaration ou mise en vente.
• Accéder à l’outil d’estimation des cartes Pokémon.
